Si on parlait CANICULE ?

Juil 25, 2026 | Actualités, Mission 3, outils

Si on parlait CANICULE ?
Par Philippe BARTHE

EN PREMIER LIEU QUI PEUT FAIRE QUOI ?

La surveillance des ainés relève de l’entourage, de la famille, des aidants et bien sûr les soignants :

En première ligne les auxiliaires qui passent tous les jours, mais pas chez toutes nos personnes à risque (un document a été rédigé conjointement avec l’AAMSAP)

Les infirmières qui passent souvent tous les jours et qui peuvent à la fois lancer l’alerte, évaluer et intervenir, y compris sur intervention du 15 (mais il semble que tout ne soit pas encore réglé entre ARS et CPAM à l’heure où nous écrivons ces lignes).

Bref, il en va de notre responsabilité professionnelle (et déontologique) d’agir au mieux pour le bien de nos patients, en coordination pour gagner en efficacité et rapidité.

Repérage chez le sujet âgé :

  • plutôt surveiller le poids que le pli cutané
  • plutôt la conscience, fatigue, confusion…
  • la température, la tension
  • la sécheresse buccale

Attention à la personne seule :

→ personne ne sait ce qu’elle boit, malgré ce qu’elle peut nous affirmer.

 

Attention aux traitements :

→ vigilance si le patient a dans son pilulier ce type de médicaments :

Diurétiques, type Furosémide, Lasilix

Psychotropes, (neuroleptiques par exemple ) mais pas que :

consultez l’article sur le site VIDAL

 

Attention aux pathologies “déshydratantes” :

  • Fièvre,
  • Vomissements
  • Diarrhée
  • Brûlures

Pour hydrater :

Bien évidemment, proposer plus souvent à boire et varier les plaisirs, eau, sirop, bouillon salé (si pas de pathologie cardiaque). Nos IDELs et les auxiliaires de vie le font déjà systématiquement, un document pour noter les quantités d’eau bue peut être judicieux ;

MAIS, nos aînés ne sont pas tous accompagnés 24/24 et sont souvent incapables de sentir la soif ; dans ce cas, l’OMEDIT recommande l’Hypodermoclyse (j’adore ce mot qui compte triple au scrabble) :

“Dans les situations à haut risque de déshydratation, en complément de la réhydratation par voie orale, il est possible de perfuser préventivement le patient la nuit par voie sous cutanée (ou hypodermoclyse) –

Lieu: cuisses – abdomen (latéral), changer de site chaque jour ;

Aiguille: pour IV ou SC orientée à 45°C ;

Volume: 500ml à 1l en 8h (maximum 1.5l/24h) sur un même site ;

Type de soluté: NaCl 0.9% ou G5% +/- NaCl; KCl contre-indiqué en sous cutané.

En cas de mauvaise diffusion, changer de site”

 

Et pour aller un peu plus loin voici le lien de notre “Living Page”, une page informationnelle autour de la canicule, diffusée pour la population via les réseaux sociaux et nos contacts avec les mairies.